dimanche 2 novembre 2008

Bibliographie "Livres de Grèce"

Tout d’abord un lien vers une liste plus fournie : Bibliographie grecque

Disponible à la Bibliothèque Mériadeck (entre autres)

On raconte en Laconie... : Contes populaires grecs du Magne / Margarita Xanthakou

Ø Ces contes populaires, recueillis dans le sud-est du Péloponnèse dans les années 1970 et 1980, sont le fruit d'un mélange des traditions antique, balkanique, chrétienne et orientale.

Le péché de ma mère / Georges Vizyïnos ; trad. du grec par Hélène Zervas

Ø Le péché de sa mère, le narrateur ne le connaîtra que des années plus tard : au moment — celui du récit — où il se souvient de l’état d’abandon dans lequel il se trouvait, enfant, alors que toute l’attention maternelle était concentrée sur sa sœur, la petite Anna, dévorée par la phtisie. Et de se remémorer la manière dont la mère éperdue tenta d’expier sa faute, offrant la vie de son fils en échange de celle d’Anna. Sa simplicité, son économie, son ironie enfin, font de cette longue nouvelle un modèle du genre. Traduit en français dès 1883 par le marquis de Saint-Hilaire, le Péché de ma mère est aujourd’hui une véritable redécouverte, tant il est question, au-delà des seules lettres helléniques, des mystères de l’âme humaine, des pulsions qui la tourmentent et risquent de la conduire à l’irréparable.

La Petite monnaie (nouvelles) / Costas Taktsis ; trad. du grec par Michel Volkovitch

Ø Les treize nouvelles de La petite monnaie ont été publiées en 1973 et traduites en français quinze ans plus tard. Elles constituent en fait une sorte de récit en pointillé où l'on suit, de la petite enfance à l'âge adulte, la formation — ou la déformation ? — du narrateur et de sa sexualité. On y retrouve les mêmes décors : Thessalonique et Athènes de 1930 à 1960 ; les mêmes familles petites-bourgeoises, leurs hommes effacés ou absents, leurs femmes abusives, écrasantes ; personnages tantôt lamentables, tantôt grandioses, et parfois les deux ensemble. Tout cela saisi par un œil et une oreille ultra-sensibles, décrit avec un frémissement d'écorché vif, un art incomparable du récit, du dialogue, du tempo : Taktsis nous entraîne sans cesse du cocasse au tragique, du feutré au terrifiant, avec un sens du théâtre éblouissant.

L'ancien des jours (roman) / Pavlos Matessis ; trad. du grec par Jacques Bouchard

La nostalgie des dragons / Démosthène Kourtovik ; trad. du grec Carolin Nicolas

Ø Une momie a disparu. Ion Dragonas, le directeur du Musée de la préhistoire d'Athènes, suspecté, et la jeune commissaire chargée de sa surveillance, Andromaque, parcourent l'Europe pour la retrouver, enchaînant rencontres étonnantes et découvertes anthropologiques. Un thriller scientifique et historique qui constitue également une réflexion sur l'avenir du monde et le devenir de l'homme.

Le Quart (roman) / Nikos Kavvadias ; trad. du grec et préf. par Michel Saunier

Ø Unique roman du poète N. Kavvadias dans lequel des marins grecs à bord d'un cargo en partance pour la Chine se trouvent ballottés de port en port, entre bordels et minables petits trafics. Entre deux escales, ils ressassent leurs vies et leurs amours avec amertume et mélancolie.

Le seul héritage / Yorgos Ioannou ; trad. du grec par Ismini Vlavianou

Ø Seize nouvelles composant une chronique de la ville de Salonique, des remparts byzantins aux faubourgs turcs, où habitent des réfugiés de Thrace orientale et d'Asie mineure. Rédigé pendant la dictature des colonels, ce recueil montre ce que représentait Thessalonique dans les années 1920, pour des milliers de Grecs déracinés après le traité de Lausanne.

Le cahier du détective + Le testament du professeur /Dimitris Chatzis

Ø La fin d'un petite ville au nord de la Grèce avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, à travers 10 histoires sur la misère des petites gens, l'infamie des puissants et le désespoir de tous.

Monde clos / Christos Chryssopoulos

Ø Le personnage principal de ce roman est le quartier de la périphérie d'une grande ville, où se côtoient une adolescente qui ne supporte plus les caresses de son père, deux frères qui portent le même nom et aiment la même femme, un docker au charme ambigu et sa femme, etc.

La caisse / Aris Alexandrou

Disponible à la Bibliothèque LE-LEA (entre autres)

Le cahier du détective + Le testament du professeur /Dimitris Chatzis

Le péché de ma mère / Georges Vizyïnos ; trad. du grec par Hélène Zervas

Disponible au lycée Magendie

Pâques au village / Sourounis Antonis

Ø "Si on allait fêter Pâques au village ?"Aussitôt l’idée lancée, Photis embarque sa petite amie Litsa et son vieux copain de régiment dans une équipée en 2 CV, direction Kalamata et le village des parents de Photis. Pour les trois citadins désabusés, qui se sont joué le voyage façon road movie, avec pour passager clandestin leur bouteille de Jack Daniels, le dépaysement est réel et la rencontre entre les deux univers cocasse. Souvent, il ne manque que l’accordéon pour se retrouver dans des ambiances à la Kusturica : l’alcool coule à flots, la belle Litsa, qui est chanteuse de variétés, est vite repérée, et les banquets se déroulent dans la démesure et l’entrain. Tous les conflits larvés, idéologiques, personnels ou familiaux, explosent, sur fond de rire et d’ivresse. Et l’on ne trouverait meilleure photographie de la société grecque contemporaine, entre tradition et modernité, que ce petit roman débridé.

L'invention de la Vénus de Milo / Takis Théodoropoulos

Ø Comment un marbre antique découvert par hasard dans le champ d'un paysan grec, brisé en deux morceaux de surcroît, est devenu l'un des symboles majeurs de l'art occidental, voilà l'enjeu de cette enquête menée tambour battant. Au printemps 1820, il y avait foule dans la petite île cycladique de Milo : Olivier Voutier, aspirant de la Marine française nostalgique de l'empereur, fut le premier à dessiner le fascinant visage de la statue, à qui il donna les traits de la femme de ses rêves, épouse du consul local. Dumont d'Urville, le futur explorateur de l'Océanie, n'eut aucun scrupule à s'attribuer la paternité du croquis et de la découverte du marbre, tant il rêvait d'en faire hommage à son roi Louis XVIII. C'était sans compter avec le comte de Marcellus, le futur secrétaire de Chateaubriand, alors en poste à l'ambassade de Constantinople. Les notables locaux ne restèrent pas inactifs, et moins encore les pilleurs d'antiques ottomans. Au cœur de ces rebondissements sentimentaux, politiques et diplomatiques, s'inscrit pourtant la question principale : celle de l'identité de la statue. Que Voutier se soit écrié " ma Vénus ", devant la pureté et le mystère de ses traits ne constitue en rien une preuve. et jamais on ne retrouva la main gauche censée tenir la pomme de discorde, attribut de la déesse de l'amour ! Takis Théodoropoulos, dont l'iconoclaste ironie n'épargne aucun des acteurs impliqués dans cette affaire, montre ici avec brio que la Vénus de Milo fut l'invention paradoxale que tout le monde attendait. Produit d'une sensibilité néoclassique alors en vogue, elle contribua à renforcer les valeurs dont nous sommes encore les héritiers, à l'heure où triomphe la culture des musées.

1 commentaire:

Membre BIBLIO a dit…

Mes chers bibliophiles!!
à toute franchise il y a des livres dans ce liste que je connaissais pas. Par contre, il y a d'autres qu’ils s’agissent des lectures classiques; "La pêché de ma mère" de Vizyinos est un œuvre incontournable, comparée à des tragédies de la Grèce ancienne et pas par hasard. en grec, la langue qu'il utilise est assez spéciale (types de grec ancien modernisés, la langue de Vizyinos forme un sujet de recherche linguistique...), très lyrique, ça rime souvent. L’auteur lui -même étais une personnage emblématique; interne au psychiatrie les derniers années de sa vie, ses œuvres et sa vie ont inspiré même les cineastes. Il n’y a pas beaucoup des années que à la tèlevision grecque à passé une émision autobiographique pour lui. Un film que je vous propose à voir si vous pouvez le trouver sur Internet "Le seul voyage de ma vie" réalisé par Panagiwtopoulos.
En plus, Kavadias. Il est connu en Grèce comme le poète des capitaines, travailleur en bateaux lui aussi. Ce livre est le seul texte qui a écrire, c'est que veux dire est qu'il est principalement poète. La majorité de ses poèmes sont devenus chansons; cherchez sur YouTube en utilisant : Nikos Kavadias et Stavros tou Notou et vous allez trouver les mélodies splendides...
Je crois que j'étais assez longue...je m'arrête ici pour l'instant!!!
gros bisous d'Athènes qui est douce avec de la ciel clair et une lune lumineuse...