Lénaïc et Sylvie ont lu Le mal de peau de Monique Ilboudo (publié chez Le Serpent à Plumes, disponible à Mériadeck, emprunté par Sylvie), considérée comme la première romancière du Burkina Faso.
Jean-Louis lit Droit de cité – Etre femme au Burkina Faso de Monique Ilboudo, qui a récemment été ministre de la Promotion des droits humains au Burkina, et il aime beaucoup ce livre qu’il trouve profond et instructif.
Aubin, Julien et Sylvie lisent le travail de Sayouba Traoré, publié aux éditions Vents d’ailleurs. Il a écrit, entre autres, deux romans : Loin de mon village, c’est la brousse (2005) et Les moustaches du chat (2007), ainsi que la nouvelle L’œuf, que vous avez eue en photocopie.
Julien lit un livre d’histoire de Frédéric Lejeal sur Le Burkina Faso.
Julien lit et Guillem a lu Thomas Sankara, l’espoir assassiné, une biographie de l’ancien président de Burkina Faso (entre 1983 et 1987) par l’un de ses compagnons d’armes, Valère Somé (publiée chez l’Harmattan).
Jean-Marc lit La case aux fétiches, un livre de contes du Burkina Faso et du Niger.
Julien a distribué des photocopies de contes traditionnels issus du recueil Contes du pays des Moose (Burkina Faso).
Annick lit Crépuscule des temps anciens de Nazi Boni (1909/1969), l’un des tout premiers auteurs burkinabé.
Elsa lit La cuisine des tribus, qui contient un chapitre sur le Burkina, entre livre de cuisine et livre de voyage.
Jean-Louis a lu Voyage au pays des Bobo (Burkina Faso, début du XXI° siècle), chronique de voyage contemporaine sur un peuple du Burkina, et il n’a pas été enthousiasmé !
Julien a trouvé un Répertoire du théâtre burkinabé assez intéressant.
Lénaïc lit Le parachutage, un roman de Norbert Zongo, journaliste burkinabé dont l’assassinat politique, en 1998, souleva un tollé international.
Disponible à la Bibliothèque Mériadeck (entre autres)
On raconte en Laconie... : Contes populaires grecs du Magne/ Margarita Xanthakou
ØCes contes populaires, recueillis dans le sud-est du Péloponnèse dans les années 1970 et 1980, sont le fruit d'un mélange des traditions antique, balkanique, chrétienne et orientale.
Le péché de ma mère / Georges Vizyïnos ; trad. du grec par Hélène Zervas
ØLe péché de sa mère, le narrateur ne le connaîtra que des années plus tard : au moment — celui du récit — où il se souvient de l’état d’abandon dans lequel il se trouvait, enfant, alors que toute l’attention maternelle était concentrée sur sa sœur, la petite Anna, dévorée par la phtisie. Et de se remémorer la manière dont la mère éperdue tenta d’expier sa faute, offrant la vie de son fils en échange de celle d’Anna. Sa simplicité, son économie, son ironie enfin, font de cette longue nouvelle un modèle du genre. Traduit en français dès 1883 par le marquis de Saint-Hilaire, le Péché de ma mère est aujourd’hui une véritable redécouverte, tant il est question, au-delà des seules lettres helléniques, des mystères de l’âme humaine, des pulsions qui la tourmentent et risquent de la conduire à l’irréparable.
La Petite monnaie (nouvelles) / Costas Taktsis ; trad. du grec par Michel Volkovitch
ØLes treize nouvelles de La petite monnaie ont été publiées en 1973 et traduites en français quinze ans plus tard. Elles constituent en fait une sorte de récit en pointillé où l'on suit, de la petite enfance à l'âge adulte, la formation — ou la déformation ? — du narrateur et de sa sexualité. On y retrouve les mêmes décors : Thessalonique et Athènes de 1930 à 1960 ; les mêmes familles petites-bourgeoises, leurs hommes effacés ou absents, leurs femmes abusives, écrasantes ; personnages tantôt lamentables, tantôt grandioses, et parfois les deux ensemble. Tout cela saisi par un œil et une oreille ultra-sensibles, décrit avec un frémissement d'écorché vif, un art incomparable du récit, du dialogue, du tempo : Taktsis nous entraîne sans cesse du cocasse au tragique, du feutré au terrifiant, avec un sens du théâtre éblouissant.
L'ancien des jours (roman) / Pavlos Matessis ; trad. du grec par Jacques Bouchard
La nostalgie des dragons / Démosthène Kourtovik ; trad. du grec Carolin Nicolas
ØUne momie a disparu. Ion Dragonas, le directeur du Musée de la préhistoire d'Athènes, suspecté, et la jeune commissaire chargée de sa surveillance, Andromaque, parcourent l'Europe pour la retrouver, enchaînant rencontres étonnantes et découvertes anthropologiques. Un thriller scientifique et historique qui constitue également une réflexion sur l'avenir du monde et le devenir de l'homme.
Le Quart (roman) / Nikos Kavvadias ; trad. du grec et préf. par Michel Saunier
ØUnique roman du poète N. Kavvadias dans lequel des marins grecs à bord d'un cargo en partance pour la Chine se trouvent ballottés de port en port, entre bordels et minables petits trafics. Entre deux escales, ils ressassent leurs vies et leurs amours avec amertume et mélancolie.
Le seul héritage / Yorgos Ioannou ; trad. du grec par Ismini Vlavianou
ØSeize nouvelles composant une chronique de la ville de Salonique, des remparts byzantins aux faubourgs turcs, où habitent des réfugiés de Thrace orientale et d'Asie mineure. Rédigé pendant la dictature des colonels, ce recueil montre ce que représentait Thessalonique dans les années 1920, pour des milliers de Grecs déracinés après le traité de Lausanne.
Le cahier du détective + Le testament du professeur /Dimitris Chatzis
ØLa fin d'un petite ville au nord de la Grèce avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, à travers 10 histoires sur la misère des petites gens, l'infamie des puissants et le désespoir de tous.
Monde clos / Christos Chryssopoulos
ØLe personnage principal de ce roman est le quartier de la périphérie d'une grande ville, où se côtoient une adolescente qui ne supporte plus les caresses de son père, deux frères qui portent le même nom et aiment la même femme, un docker au charme ambigu et sa femme, etc.
La caisse / Aris Alexandrou
Disponible à la Bibliothèque LE-LEA (entre autres)
Le cahier du détective + Le testament du professeur /Dimitris Chatzis
Le péché de ma mère / Georges Vizyïnos ; trad. du grec par Hélène Zervas
Disponible au lycée Magendie
Pâques au village / Sourounis Antonis
Ø"Si on allait fêter Pâques au village ?"Aussitôt l’idée lancée, Photis embarque sa petite amie Litsa et son vieux copain de régiment dans une équipée en 2 CV, direction Kalamata et le village des parents de Photis. Pour les trois citadins désabusés, qui se sont joué le voyage façon road movie, avec pour passager clandestin leur bouteille de Jack Daniels, le dépaysement est réel et la rencontre entre les deux univers cocasse. Souvent, il ne manque que l’accordéon pour se retrouver dans des ambiances à la Kusturica : l’alcool coule à flots, la belle Litsa, qui est chanteuse de variétés, est vite repérée, et les banquets se déroulent dans la démesure et l’entrain. Tous les conflits larvés, idéologiques, personnels ou familiaux, explosent, sur fond de rire et d’ivresse. Et l’on ne trouverait meilleure photographie de la société grecque contemporaine, entre tradition et modernité, que ce petit roman débridé.
L'invention de la Vénus de Milo / Takis Théodoropoulos
ØComment un marbre antique découvert par hasard dans le champ d'un paysan grec, brisé en deux morceaux de surcroît, est devenu l'un des symboles majeurs de l'art occidental, voilà l'enjeu de cette enquête menée tambour battant. Au printemps 1820, il y avait foule dans la petite île cycladique de Milo : Olivier Voutier, aspirant de la Marine française nostalgique de l'empereur, fut le premier à dessiner le fascinant visage de la statue, à qui il donna les traits de la femme de ses rêves, épouse du consul local.Dumont d'Urville, le futur explorateur de l'Océanie, n'eut aucun scrupule à s'attribuer la paternité du croquis et de la découverte du marbre, tant il rêvait d'en faire hommage à son roi Louis XVIII. C'était sans compter avec le comte de Marcellus, le futur secrétaire de Chateaubriand, alors en poste à l'ambassade de Constantinople. Les notables locaux ne restèrent pas inactifs, et moins encore les pilleurs d'antiques ottomans.Au cœur de ces rebondissements sentimentaux, politiques et diplomatiques, s'inscrit pourtant la question principale : celle de l'identité de la statue. Que Voutier se soit écrié " ma Vénus ", devant la pureté et le mystère de ses traits ne constitue en rien une preuve. et jamais on ne retrouva la main gauche censée tenir la pomme de discorde, attribut de la déesse de l'amour ! Takis Théodoropoulos, dont l'iconoclaste ironie n'épargne aucun des acteurs impliqués dans cette affaire, montre ici avec brio que la Vénus de Milo fut l'invention paradoxale que tout le monde attendait.Produit d'une sensibilité néoclassique alors en vogue, elle contribua à renforcer les valeurs dont nous sommes encore les héritiers, à l'heure où triomphe la culture des musées.